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Critiques de L'Etoile du danger
Marion Z.B. dans ce roman a traité son sujet favori : la confrontation d'une
civilisation post-spatiale et d'une civilisation peu développée
industriellement. On est donc encore dans la mouvance "écolo" de l'époque où
le jeune ethnologue en herbe est en quête d'un univers qui ne serait pas
rempli de technocrates et dans lequel sa vie ne serait pas soumise au système
bureaucratique de l'Empire.
On retrouve les thèmes de la lutte pour échapper au carcan des institutions;
et (ce qui était sans doute une des préoccupations de la jeune MZB) la
recherche d'indépendance du jeune adolescent vis à vis de son père.
Ce roman n'est pas extraordinaire dans les thèmes qu'il aborde et le récit
n'est pas des plus originaux. Je ne le considère que comme un roman agréable,
sans plus.
Ce roman est essentiellement un roman d'aventures pour adolescent. Ce que l'on
appelle outre- Atlantique un "Juvenile". Il est évident que MZB a écrit ce
roman "pour" son premier fils (David Bradley) âgé alors de 14/15 ans. Les
thèmes peuvent paraître simples, voire simplistes, en 1995. Mais il faut se
appeler qu'en 1965, la SF américaine était plutôt conservatrice dans son
ensemble et que les "Juveniles" des années 60 devaient plutôt ressembler en
moyenne à Citoyen de la Galaxie (Citizen of the Galaxy, 1957, Pocket n° 5136),
à Pokayne, fille de Mars (Podkayne of Mars, 1962, J'ai Lu n° 541) ou à Etoiles
Garde-à-Vous (Starship Troopers, 1959, J'ai Lu n° 562) de Robert Heinlein. Ces
romans (pas désagréables à lire, personnellement, j'aime beaucoup le dernier)
véhiculaient quand même une idéologie au premier abord très conservatrice par
l'intermédiaire de leurs jeunes héros : on s'instruit, on travaille, et on ne
remet pas en cause l'ordre impérial galactique établi... Dans ce roman, MZB
montrait, sous des dehors assez neutres, que l'on pouvait justement faire
cela...
fichier source (Dernière modification : Mer 21 Avr 1999 17:21:45)
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