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Le Serment
par Guillaume Perrier
Qu'est ce que le Serment ?
Le Serment est un texte qui, pour chaque Renonçante, a force de loi, et qui
vise à régir le comportement des Amazones conformément aux idées de la
Guilde. Ce texte précise aussi la nature de leurs renoncement ; en voici les
aspects principaux :
- refus du mariage di catenas.
- refus de la protection d'un homme.
- ne porter le nom d'aucun homme.
- se donner à un homme ou enfanter en son temps et en son heure (et non pour
la succession ou la fierté d'un homme).
- primauté face au père sur la garde et l'éducation de l'enfant.
- non allégeance à une structure féodale ou patriarcale quelconque.
- loyauté sans faille envers leurs soeurs de la Guilde.
- adhésion aux idées et lois de la Guilde.
- fidélité à la Guilde et au Serment.
Les ténébrans ayant une très haute opinion de la morale, pour eux, un serment
est sacré (cf. La maison des amazones, page 10). C'est pourquoi, le Serment représente
quelque chose de très fort pour les Renonçantes et les rassemble en un tout
homogène et indissociable dans la population. A tel point qu'il est d'usage
chez les Renonçantes, lors des présentations, de se donner mutuellement le nom
de leur Maison de la Guilde et de leur mère de serment (cf. La chaîne brisée, page
154).
Cependant, une Renonçante n'est pas liée à la Guilde pour la vie ; si elle le
désire, elle peut être relevée de son serment (cf. op. cit., page 334). De
plus, si elle déshonore son épée, son serment peut être remis en question
(cf. La maison des amazones, page 138).
Note de l'auteur
Pour des raisons évidentes de respect du copyright, le texte du serment ne
peut pas être reproduit sur ce site. Pour plus de précisions vous pouvez
consulter le texte du Serment qui se trouve au début de La chaîne brisée.
Prêter serment
Une Renonçante ne peut prêter serment définitivement qu'après avoir effectué
sa période de réclusion (cf. La maison des amazones, page 171). La coutume veut qu'une
femme désirant prêter serment le manifeste en se coupant une mèche de
cheveux. Pour prêter serment, il faut apparemment avoir les cheveux courts
(cf. op. cit., page 55-56).
Dans une Maison de la Guilde, le Serment se prête lors de la cérémonie du
Serment (suivie d'une petite réception) (cf. op. cit., page 59). Pour
cette cérémonie, il est d'usage de choisir en plus de la mère de serment
"une femme plus mûre comme témoin de la cérémonie" (cf. La cité mirage, page 59). Malheureusement, cette cérémonie n'est pas toujours un
moment très agréable. En effet, la nouvelle doit se dévêtir (moitié
supérieure), afin que l'assistance puisse juger de sa féminité, et par la même
vérifier qu'elles ne sont pas envahies par des hommes déguisés. Si il y a un
doute sur le sexe de l'intéressée, chaque Renonçante présente à le droit de
demander un "examen plus approfondi" (la femme devra alors se dévêtir
entièrement) (cf. La chaîne brisée, page 193-194).
Il arrive que certaines Renonçantes pleurent lorsqu'elles prête le Serment
(cf. La maison des amazones, page 421), car cela marque une rupture sans précédent dans
leur existence. Elles sont déchirées entre la joie de changer de vie et la
peur des changement que cette nouvelle vie pourrait apporter.
On dit souvent des Renonçantes que chacune "a une histoire et que chaque
histoire est une tragédie" (cf. op. cit., page 133). En de telles
circonstances, cette simple phrase prend tout son sens.
Mère et soeurs de serment
Mère de serment
Le terme "mère de serment" ou "marraine du serment" désigne l'Amazone qui
reçoit le serment d'une nouvelle Renonçante. Cette dernière sera la "fille de
serment" de la Renonçantes à qui elle a prêté serment.
Lors de la cérémonie du Serment, après la phrase rituelle : "je t'accepte
devant la Déesse comme fille du serment", la coutume veut que la mère et
sa fille de serment s'embrassent sur les lèvres et qu'elles échangent des
cadeaux (cf. La chaîne brisée, page 197-200).
Durant leur vie, des liens privilégiés uniront la mère et sa fille de
serment. Ainsi tout déshonneur s'abattant sur une Renonçantes s'appliquera
également à sa mère de serment (ce sera donc à cette dernière qu'il incombera
de punir sa fille de serment) (cf. op. cit., page 141). Il en va de même
pour les affronts personnels ; tout affront commis à l'égard d'une Renonçante
touchera au même titre sa mère de serment (cf. op. cit., page 175).
Apparemment, une Renonçante peut avoir plusieurs filles du serment (cf. op. cit., page 186).
Soeurs de serment
Les Renonçantes témoins du serment d'une nouvelle sont ses soeurs de
serment. Elles forment sa famille et entretiennent des liens particuliers avec
elle (cf. op. cit., page 100-198). Ainsi, l'honneur exige qu'une
Renonçante aille se porter au secours d'une soeur de serment en difficulté
(cf. La maison des amazones, page 365).
Les soeurs de serment peuvent être désignées par une Mère de la Guilde
(cf. op. cit., page 54).
Lors d'une conversation, "ma mère de serment", "ma fille de serment" ou "ma
soeur de serment" peuvent être utilisés en lieu et place du nom de la
Renonçante, afin de donner une dimension plus personnelle au discours
(cf. op. cit., page 173).
Suis-je parjure ?
Le Serment est parfois très contraignant ; l'interpréter et l'appliquer dans la vie de tous les jours n'est pas aussi simple qu'on pourrait le penser, car une Renonçante, personnellement impliquée émotionnellement et affectivement, ne peut pas prendre le recul nécessaire
pour appliquer les restrictions qu'imposent le Serment de façon objective :
- L'exemple le plus fréquemment posé est celui de l'enfant. Il est
extrêmement difficile pour une Renonçante de savoir si elle veut enfanter pour
elle-même ou pour faire plaisir à l'homme qu'elle aime (cf. op. cit., page
126-196-209).
En outre, si deux soeurs, ne se supportant plus, tirent leur couteau l'une contre
l'autre cela pourrait entraîner un renvoi pur et simple de la Guilde.
Mais sans en venir à ces extrémités, il existe un bon moyen pour qu'elles s'acceptent
mutuellement&nsbp;; il suffit de les attacher ensemble, et quand elles
réaliseront que l'une ne peut rien faire sans l'autre, elles apprendront à se
supporter et deviendront peut-être les meilleures amies du monde (cf. op. cit., page 188).
En théorie, la notion de parjure est applicable à toute transgression du
serment. Il ne faut cependant pas oublier que les Renonçantes constituent une
communauté solidaire et profondément humaine (par rapport à la société en
générale). Pour les infractions mineures ne portant pas conséquences ou
sujettes à interprétations, la prévention et le dialogue sont souvent préférés
à la répression sauvage (cf. premier exemple). Mais lorsqu'il s'agit d'une
infraction grave caractérisée, elles peuvent se montrer sans pitié (cf.
"Violer le serment" de Annette Rodriguez dans Les Amazones Libres).
fichier source (Dernière modification : Mer 21 Avr 1999 17:21:45)
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